HTML5 : le nerf de la guerre

De mon propre aveu, je code comme un chaudron. Pas un Lagostina, pas même un TFal. La marque cheap de chez Rossy, là.

Je suis donc mal placé pour vous parler du langage HTML5 proprement dit. J’ai eu vent de quelques prouesses techniques, mais aussi de l’intégration sur les plateformes mobiles (pas que je veux parler de Flash ici, mais…). Bref, nous semblons, avec le HTML 5, équipés pour veiller tard en ce qui a trait au futur des Internettes.

Cela dit, contrairement aux versions précédentes du langage, le W3C (World Wide Web Consortium, l’organisme qui chapeaute le développement du HTML), a fait avec l’agence Ocupop à Honolulu pour développer une identité visuelle propre à cette version. Le résultat est plutôt plaisant à regarder, selon moi : concis, frappant, le concept de badge suggère un gage de qualité et de performance. Qui plus est, ils ont même créé un système complet, le badge builder 5000, qui va créer une enseigne personnalisée sur votre site indiquant les fonctionnalités spécifiques qui y sont incluses.

À la base, le W3C veut encourager les développeurs à utiliser le HTML 5, c’est pourquoi ils ont voulu un faire la promo de façon aussi significative. Cela dit, comme il y a une petite guéguerre par rapport à l’intégration de tel ou tel langage de programmation sur certaines plateformes mobiles, Je me demande si une telle identité visuelle, qui définit aussi bien le produit, ne sera pas plus utile qu’on puisse le penser…

P.S. : Je viens tout juste de transférer mes pénates de Blogger à WordPress, dans le but de tout intégrer à mon site. Il se peut que certains de mes anciens billets sortent un peu croches. Je vais voir ce que je peux faire…)

Starbucks : l’évolution de la sirène bicaudale


En ce début 2011, Starbucks nous arrive avec une nouvelle version de son logo pour son 40e anniversaire.
Refonte nécessaire? Plus ou moins. Pertinente? Quand même. Bien exécutée? Dans les grandes lignes.
Je disais justement dans une présentation à des gens d’affaires, pas plus tard qu’hier, qu’une marque se doit d’être intemporelle. On imagine mal une refonte complète des identités de Mc Donald’s, General Electric ou BMW. Starbucks dispose déjà d’une image de marque très forte (je peux vous parlé d’un Venti Grandemême si je n’ai pas mis les pieds là dix fois dans ma vie; prenez-en exemple, la marque ne s’arrête pas au logo!), et ce léger rajustement vise en plein dans le mille. J’espère que nous sortons de l’ère où, pour refaire la marque des grandes chaînes, on foutait des swooshes autour d’un logo fait avec l’outil liquéfier de Photoshop…
J’ai hâte de voir cette nouvelle marque «en action»; J’aime bien un logo simplifié, une seule couleur, idéal pour la reproduction sur à peu près n’importe quel support (surtout dans l’industrie alimentaire, ou la flexographie est souvent la seule solution pour imprimer sur des supports donnés). Cela dit, j’ai accroché sur le retrait du mot Starbucks au logo, mais aussi sur la citation de Terry Davenport, VP sénior au Marketing :
Nous nous sommes inspirés de compagnies comme Nike, qui ont à un certain moment séparé le nom du symbole dans leur logo. Cela nous permet de projeter notre identité à travers le temps et l’espace.
(We really took inspiration from companies like Nike where at one point they separated the word ‘Nike’ from the swoosh in their logo. This allows us to bring our identity to life anytime and anywhere.)
Le problème, c’est que le Swoosh est infiniment plus simple graphiquement que la sirène de Starbucks. Je ne crois pas que le public ne saura pas reconnaître la chaîne avec sa nouvelle marque, loin de là, remarquez.
Une belle refonte, en définitive; ça va nous faire oublier la refonte de l’identité de Gap l’an dernier, mais surtout la pitoyable opération de relations publiques qui s’en est suivi.

Les emballages Interplast — Kokido

Identification graphique créée pour un projet interne chez Les emballages Interplast. Mon contrat avec eux vient de s’achever, mais je tiens à les remercier de m’avoir laissé créer tant de belles choses pour eux, tant pour leurs clients partout en Amérique du Nord que pour les multiples projets internes.

Pour l’histoire, Kokido signifie «poussin» en espéranto. Le nom, choisi via un concours à l’interne, est très représentatif du projet, dont je ne crois pas pouvoir parler ici, secret professionnel oblige. Cela dit, pour une entreprise spécialisée dans l’industrie des œufs, la notion de croissance est très à point.
[…]
Maintenant que ce contrat est terminé, quoi de neuf pour l’avenir? Tout plein. J’ai enfin un peu de temps à consacrer et au Patchwork, et à ma vie personnelle (lire : ça fait du bien de pouvoir avoir mes soirées la plupart du temps!). J’aurai donc la tête plus claire, et comme je sors aussi d’une formation en vente-conseil, j’ai la confiance et les ressources pour pousser la machine un peu plus. Cette semaine, ça sera les vacances officieuses, mais dès la semaine prochaine, attendez-vous à un peu plus de contenu sur ce blogue (parmi d’autres projets concernant ma présence en ligne!). Évidemment, je tiens à faire partie de la référence et d’avoir la chance de travailler sur des mandats excitants, élevants, mais surtout, les vôtres!
Je me bosse aussi un petit plan quinquennal de croissance personnelle. Il faut que je me rappelle une fois de temps en temps que tout ce que j’ai à faire pour réaliser mes rêves, c’est simplement de me botter l’arrière-train. Donc, je me suis donné cinq ans pour devenir moi.
J’aurai aussi plus de temps pour m’impliquer au sein de la Coopérative MémoArt. Le site va être en ligne d’ici quelques semaines encore, mais en attendant vous pouvez voir ce dont nous sommes capables sur le site de Michelle Blanc, rien de moins!

Gap et le design citoyen


Source : Brand New

Gap a un nouveau logo. Avaient-ils besoin d’une refonte de leur identité graphique après 20 ans? Peut-être, ou même peut-être pas.

Encore là, la vieille identité était solide comme le roc, assez intemporelle et plaçait le fabricant de khakis-sur-pub-à-fond-blanc, point de vue branding, parmi les grands de ce monde. Pas mal au pair avec Mc Do, Coke ou Nike. On va à New York, à Londres, à Paris, à Djakarta ou à Rawdon, on voit ces logos, on sait immédiatement à qui on a affaire.

Je ne m’étendrai pas trop longtemps sur la refonte, que je juge malheureuse. Il y a quelque chose qui bouge trop dans l’Helvetica (si une telle chose est possible!), et je cherche le pourquoi du comment du dégradé (et surtout dans son positionnement), un peu foutu là pour rendre ce logo difficile à reproduire, même si c’est ben ben àà mode. Dans ce genre d’exécution, j’ai toujours dit que la ligne entre un look classe et quelque chose qui semble fait par un «infografisse» de première session est toujours très, très mince. CQFD, on dirait.
Cela dit, comme pour Tropicana et Astral, le web 2.0 a émis son opinion. Et l’entreprise a été assez bon joueur dans sa réponse.
Alors, bonnes gens de chez Gap, voici ma réponse. Si vous le retenez, ne me payez pas à l’heure, parce qu’à 1 minute 22 secondes, ça va coûter plus cher d’émettre le chèque et payer le timbre… (en fait, on se rejasera, je suis capble d’un peu mieux que ça avec un peu de temps! 😉 )
MISE À JOUR 2 : Mon commentaire sur ce billet :
Dans toute cette histoire, je ne suis pas certain du mouvement de panique au plus fort de la crise : l’idée du «crowdsourcing» pour trouver un nouveau logo, entre autres. Pourquoi alors faire appel à un studio prestigieux pour créer un visuel «de positionnement», alors que l’agence qui aurait décroché le contrat final aurait pu se faire payer une somme dérisoire si elle manque d’expérience? Du côté de Gap, j’ai trouvé qu’ils jouaient avec le feu… Surtout que malgré cette «campagne», qu’elle ait été orchestrée ou pas, je n’irai pas plus m’acheter une paire de khakis.
Par cotre, au niveau de l’impact de la vox populi sur les marques, on assiste encore à un développement intéressant. Bien entendu, l’impact des réseaux sociaux sur les grosses corporations qui dérapent n’est plus à prouver. C’est par contre fichtrement intéressant, à chaque fois, de voir comment les corporations réagissent. Pepsi, Tropicana, Astral, même Nestlé quand ils se sont fait taper dessus par Greenpeace (et les bourdes Facebook qui en ont découlé…). Évidemment, ça demande aux designers graphiques d’être très à l’écoute de leurs clients, et ces mêmes clients ont tout intérêt à être à l’écoute des masses, qui elles achètent le produit ou service en question. Car maintenant, on a tout intérêt de laisser au peuple de choisir la couleur des chaînes qui les gardent captifs du Marché.
Un peu tordu comme relation, quand on y pense…